اخبار الجزائر: Elections en Algérie : Le FLN n’a pas gagné

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Très largement boycotté, les élections législatives organisées en Algérie ce samedi ont vu le FLN arriver en première position. Le centre-droit (RND) et les islamistes du MSP arrivent derrière. Comme du temps d’Abdelaziz Bouteflika.

Toujours plus bas. Le taux de participation aux élections législatives algériennes a atteint, une nouvelle fois, un plancher historique. Seuls 23 % des électeurs se sont déplacés pour renouveler les 407 députés siégeant à l’Assemblée populaire nationale. Scrutin après scrutin, le pouvoir peine à retremper sa légitimité dans les urnes. Après l’élection présidentielle de décembre 2019, où seulement 40% de la population a voté, puis le référendum constitutionnel, le novembre de l’année suivante avec 23,7% de votants, le vote de samedi était le troisième boycotté par le Hirak, le mouvement de contestation populaire qui a provoqué la chute du président Abdelaziz Bouteflika.

Son successeur, Abdelmadjid Tebboune, a tenté de minimiser la signification de cette abstention massive. «Pour moi, le taux de participation n’a pas d’importance, avait-il prévenu à la sortie de son bureau de vote, samedi. Ce qui m’importe, c’est que ceux pour lesquels le peuple vote aient une légitimité suffisante.» Il est pourtant permis d’en douter. En plus d’être élue par seulement 4,6 millions de votants (sur plus de 24 millions d’électeurs), l’Assemblée a été très peu renouvelée. L’historique Front de libération nationale (FLN), bien qu’en perte de vitesse, reste largement la première force du parlement, avec 105 sièges, selon les résultats provisoires annoncés mardi soir par l’Autorité nationale indépendante des élections. L’autre parti pilier de l’ex-alliance présidentielle, le Rassemblement national démocratique (RND), conserve également 57 sièges.

Parti de l’administration

«Le courant nationaliste reste très ancré dans le monde rural et chez les vieilles générations, souligne le sociologue Nacer Djabi. Ceux qui ont voté, c’est le socle de ces partis-là. Le FLN n’a pas gagné : il a simplement mis en route sa machine électorale, qui fonctionne toujours.» La faible participation l’a mécaniquement favorisé. «Le FLN reste le parti de l’administration, capable de mobiliser sa base à la demande», ajoute Brahim Oumansour, chercheur associé à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (Iris).

Les islamistes modérés du Mouvement de la société pour la paix (MSP), en progression, raflent 64 sièges. Loin, finalement, du raz-de-marée prédit par une partie des observateurs algériens. Le compagnonnage du MSP avec le pouvoir «a divisé ses électeurs, notamment les plus jeunes, pour qui le parti est désormais discrédité», analyse Brahim Oumansour. «Les islamistes sont un vieil épouvantail des intellectuels démocrates, notamment de la presse francophone, estime Nacer Djabi. Le MSP dispose certes d’une base dans la classe moyenne, mais il n’a pas du tout l’assise populaire qu’avait le Front islamique du salut (FIS) dans les années 90. Les deux mouvements n’ont rien à voir sur le plan sociologique.»

 

Crise de confiance

Enfin, l’un des seuls partis issus du courant démocrate à avoir accepté de participer aux élections, Jil Jadid, a été totalement désavoué : il ne décroche qu’un seul siège à l’Assemblée. «C’est une déception pour ceux qui pensaient pouvoir changer le système de l’intérieur, rappelle Brahim Oumansour. Leur stratégie tombe à l’eau, et conforte les boycotteurs.» La plupart des partis d’opposition avaient refusé de présenter des candidats pour ce scrutin.

En prononçant la dissolution de l’Assemblée populaire nationale en février, le président Tebboune espérait enfin ouvrir un nouveau cycle politique. Paradoxalement, ces législatives anticipées semblent au contraire avoir figé la confrontation entre un régime incapable de se renouveler et un mouvement de contestation sans débouché, par ailleurs paralysé par la répression. «C’est un autre rendez-vous manqué. Au lieu d’apporter une soupape, une rupture, le scrutin de samedi est dans la parfaite continuité des précédents, avec exactement la même configuration qu’auparavant, point le chercheur de l’IRIS. C’est conforme à la logique de formalisme électorale du pouvoir… mais parfaitement inutile. La crise de confiance ne peut que s’aggraver.»

 

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مصدر الخبر الاصلي موقع : الجزائر تايمز

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